Lycée Notre Dame d’Annay - 15 place du concert 59000 LILLE - Tél 03 20 55 17 75 - Fax 03 20 55 58 57 - lycee.notredame.dannay@wanadoo.fr
Accueil. Actualités. Historique. Les textes. Vie du lycée. Formations. Informations. Contacts.
Actualités
Afin de bénéficier de la dernière version du site, veuillez actualiser chaque page en appuyant sur F5
B.T.S.. Historique. Pourquoi Annay ?.

UNE MAISON D’ACCUEIL POUR JEUNES FILLES


Au XVIIème siècle, le bâtiment principal du lycée, qui était un couvent, servait de refuge aux religieuses contemplatives de l’abbaye de Marquette qui se repliaient à l’intérieur des remparts en cas de danger. La façade du bâtiment du fond, classée par les monuments de France, est du style dit « taille en pointe de diamant ». C’est le seul vestige du couvent.


En 1822, deux demoiselles généreuses, dont Mlle Legrand, fondent une maison de « pénitences ». C’était un lieu d’accueil pour des jeunes femmes abandonnées, mendiantes, prostituées, malades ... exclues, qui désiraient changer de vie. Or, à cette époque, ces personnes n’avaient que deux solutions : la prison ou l’hôpital. Cette fondation devait permettre à ces femmes de reprendre goût à la vie et de pouvoir se réinsérer dans la société.


En 1836, les deux demoiselles n’arrivent plus à faire face aux difficultés dues à l’extension et à gérer l’œuvre. L’abbé Wicart, prêtre de Sainte Catherine, fait appel aux sœurs du Bon Pasteur d’Angers pour suppléer les demoiselles. Six sœurs, dont la supérieure âgée de 26 ans, sont chargées de remettre en état ce refuge.


Dans cette maison vivaient :


- des religieuses contemplatives du Bon Pasteur ;


- des religieuses non contemplatives dites sœurs   « Madeleines » qui s’occupaient des filles ;


- des filles d’âges et d’horizons divers.


A cette époque, chaque catégorie possédait des lieux spécifiques. Il y avait la cour et le jardin des sœurs « Madeleines », la cour des filles, la cour des sœurs contemplatives. Ceci explique l’existence des différentes cours de l’établissement. De même, la chapelle était divisée en quatre parties : une pour les contemplatives (entrée actuelle de la chapelle), une pour les sœurs « Madeleines », une pour les filles et une pour le public du quartier.


Au XIXème siècle il n’y avait pas de subventions de l’état et les élèves d’origine modeste ne pouvaient pas payer de scolarité. Or, l’internat compta jusqu'à 300 élèves. En priant la Vierge d’Assistance (dont la statue est présente dans la chapelle actuelle), les sœurs ont toujours pu faire face aux problèmes d’argent. Des lillois faisaient des dons, les filles apprenaient à lire, à écrire, à coudre, à broder et leurs travaux étaient vendus à des magasins lillois ou parisiens.

En 1950, l’établissement s’oriente vers la formation scolaire : enseignement ménager et sténodactylo.


LES SŒURS DU BON SECOURS


Vers 1821, quelques jeunes filles, entre 22 et 34 ans, originaires de la campagne se réunissent à Paris pour soigner les malades et accompagner chrétiennement ceux qui vont mourir. En 1824 ces filles fondent la congrégation des sœurs Garde-Malade ou sœurs du Bon-Secours. La même année leur présence est demandée à Lille.


En 1826, les sœurs fondent une communauté à Lille et acceptent en plus de prendre en charge des classes gratuites (lecture, écriture, calcul, travail de l’aiguille).


En 1834, les sœurs doivent assurer la direction d’une école gratuite abandonnée par les religieuses carmélites (600 élèves de la classe ouvrière).


En 1836, les sœurs s’établissent au 74 rue de l’hôpital militaire. Les filles sont reçues gratuitement et le fruit de leurs travaux (couture, lingerie, broderie ...) leur revient.


En 1880, les lois Jules Ferry rendent l’enseignement gratuit obligatoire et laïc. Le maire de Lille retire les classes et les subventions aux sœurs. Celles-ci ouvrent une école dans l’établissement qui leur appartient rue de l’hôpital militaire où revient une partie des élèves. Ces classes deviendront l’Institution Notre Dame d’Annay.


Après la première guerre mondiale, l’Institution compte des classes primaires, des cours complémentaires et prépare au Brevet Elémentaire. Ensuite, s’ajouteront des cours de sténodactylo, de mode qui constitueront des classes professionnelles.


Après la seconde guerre mondiale, l’enseignement de la mode succède à celui de la couture et des cours de comptabilité sont ajoutés. En raison du succès de l’Institution, le nombre croissant d’élèves entraîna la construction d’un nouveau bâtiment rue de l’hôpital militaire puis l’obligation de déménager l’école technique. Les sœurs se mirent à la recherche d’un autre lieu.



En 1968, les sœurs du Bon-Pasteur en raison d’une restructuration de leur œuvre d’éducation mettent en vente leur établissement de la place du concert. L’école technique Notre Dame d’Annay y est alors transférée.